THE Perito Moreno

Etape obligée pour quiconque foulerait le territoire argentin. Le glacier Périto Moreno présente la particularité d’avancer de 2m par jour alors que la quasi totalité de ses petits copains sur le reste du globe régressent. Pourquoi? Personne ne le sait… Incroyable spectacle que nous offre là la nature, et ceci tant visuel que sonore avec des craquements de la glace étonnants. La règle est simple: le but du jeu est d’assister à l’effondrement d’un bloc de glace. Nous nous présentons à 8h (tapantes) et des poussières devant le dédale de passerelles qui permettent d’admirer le glacier sous toutes ses coutures. Je ne sais pour quelle idée saugrenue, Lionel décide de rebrousser chemin pour aller chercher les jumelles… Et là, c’est le drame: Anna, Nils et moi assistons à la sublimissime chute d’un pan de glace… « Mais pourquoi est-ce que tu es parti juste avant que le morceau tombe?… », demandera Anna plusieurs fois dans la journée… Lionel est dé-goû-té… Mais l’homme est coriace et… tenace! C’est au prix d’une attente de plusieurs heures (nous, nous remonterons déjeuner tranquillement dans le camping-car!), jusqu’à 14h53 exactement, soit quelques minutes avant la deadline que nous venions de nous fixer, qu’un autre énorme pan de glace tombe à son tour dans un grand fracas! Ouf! la fin de la journée est sauvée ! Point de photo malheureusement, nous étions trop occupés par cet incroyable spectacle!

 

Torres del Paine : Valle del Frances et Mirador Britanico

Ca y est, tous les indicateurs de la météo sont au vert pour que nous tentions de rejoindre la légendaire Vallee del Francès du parc Torres del Paine. Jolie surprise au moment du départ, les lions seront de la partie pour la première moitié de la randonnée qui doit nous permettre de rejoindre le campement dit des Italiens, point de départ vers la « vallée du Français ». Le lendemain, après une nuit sous la tente un peu fraîche pour Lionel et moi, nous voilà fin prêts à partir. Nous partons à 9h30, rejoignons le mirador marquant le bout de la vallée vers 15h et sommes de retour au campement sur les coups de 18h. Nous tirons tous les deux un énorme coup de chapeau à nos petits loups qui ont été impressionnants!!! Notre grande Anna qui a engrangé les kilomètres sans jamais faillir et notre petit Nils qui nous a accompagné dans la bonne humeur durant ses 6 heures en porte-bébé! On était toujours prêt à faire demi tour (hein, Lionel, tu confirmes?) mais on a senti les enfants « bien » jusqu’au bout et on est heureux d’avoir fait cette belle randonnée, un peu exceptionnelle quand même, avec eux. Bon il faut avouer aussi qu’on pense avoir mis involontairement la méga pression à tous les randonneurs croisés sur le chemin; impossible pour eux de renoncer quand ils voyaient notre poulette débouler devant eux. On croise toutes les nationalités sur les sentiers, ça parle espagnol, anglais, hébreu, français… On est frappé par la moyenne d’âge de ces randonneurs qui doit tourner autour des 20-25 ans. On fait figure de vieux! Ca marche par ici, tout le monde est super bien équipé et cohabite joyeusement. Certaines personnes nous ont même pris en photo, Anna ou moi avec Nils dans le dos pour dire à leur soeur, copine, que si, c’est possible de randonner avec des enfants! Deuxième nuit sous la tente: on est mort, tout le monde écrase!
Le lendemain, nous redescendons tranquillement pour rejoindre le camping-car stationné à l’embarcadère de Pudeto.