Ernesto Guevara était Argentin

Ernesto Guevara, né le 14 juin 1928 à Rosario (Argentine), a vécu à Alta Gracia pendant les premières années de sa vie. Sa maison d’enfance est aujourd’hui un musée qui a même reçu la visite de Fidel Castro et du président du Venezuela Hugo Chávez, connu pour faire ses discours avec un tee-shirt du Che.
Alors qu’il est jeune étudiant en médecine, Guevara voyage à travers l’Amérique latine, ce qui le met en contact direct avec la pauvreté dans laquelle vit une grande partie de la population. Son expérience et ses observations l’amènent à la conclusion que les inégalités socioéconomiques ne peuvent être abolies que par la révolution.

Die Cumbrecita

Les réparations sur le camping-car que nous devons faire à Cordoba ne pourront être réalisées que la semaine prochaine. Nous trouvons donc à nous occuper cette semaine. Nous nous dirigeons vers la Cumbrecita, petit village où il fait bon poser ses valises quelques jours et savourer le temps qui passe selon notre guide. Nous débarquons dans le village de Birgit et Hans, véritable enclave bavaroise qui s’étend au pied de la sierra Grande. De la choucroute au strüdel en passant par la bière artisanale, tout nous rappelle nos voisins germaniques… Ce village est en fait un petit parc d’attraction où les hôtels et restaurants à thème (toujours le même, la Bavière) se succèdent. Cela semble ravir nos amis Argentins qui, en ce grand week-end (1er mai oblige), se pressent. Lionel nous dégotte alors une petite promenade, « de santé » assure-t-il, qui nous amènera pourtant – exsangues- en haut du cerro local après une heure de montée bien raide. Ma fille cavale devant et moi je souffle et je peine derrière, ça craint… Nous partons vers 10h et revenons vers 15h après avoir fait un « petit » crochet pour voir des cascades, attraction tout aussi locale… Stop dans un café pour boire un expresso, et un vrai s’il vous plaît! et un bon!, c’est assez rare pour le faire remarquer! Puis re-stop pour manger une glace. Voilà vous savez tout de notre journée, on est claqué car finalement on a pas mal marché!!! Bref, la Cumbrecita c’est sympa mais on la recommandera pas je crois car c’est un peu trop touristique. Sans rancune…
Demain nous devrions nous rearrêter à Alta Gracia qui a la particularité d’être la ville où le Che et sa famille ont habité quelques années. Nous y avons déjà fait un stop, très rapide à l’aller, et nous avons pu goûter le locro, spécialité argentine à base de maïs, de haricots et de viande, préparé par l’école anglo-américaine d’Alta Gracia. C’est un plat traditionnellement préparé pour le 1er mai. Une longue file dans la rue nous a donné envie de nous arrêter et apporter nous aussi notre casserole pour avoir du locro!

Talampaya et Ischigualasto, patrimoines de l’humanité

Aujourd’hui direction la vallée de la Lune mais en faisant d’abord un stop au parc Talampaya, lui aussi classé patrimoine mondial de l’humanité avec ses magnifiques « formations rocheuses ». Encore et toujours nous sommes confrontés au fait, en tant qu’étrangers, de payer deux à trois fois plus cher le ticket d’entrée que les Argentins… Cela met Lionel en rogne, d’autant que pas un guide, pas un membre de l’équipe d’accueil ne parle anglais, aucune brochure, ne serait-ce que quelques mots. C’est dur à avaler. Mais les paysages restent magnifiques. Sur le chemin qui nous mène au deuxième parc, Ischigualasto, nous prenons en stop deux cyclistes uruguayens, Silvina et Pablo. Ils sont tous les deux enseignants, en physique et biologie (ils nous font penser à Jean et Anne!).  C’est dans la vallée de la Lune que l’on a retrouvé les plus anciennes traces de dinosaures… Une fois la visite faite ensemble, nous passerons avec eux une super soirée. Grande discussion sur l’enseignement dans leur pays. Visiblement les problèmes ne sont pas si différents d’un continent à l’autre: manque de moyens, élèves parfois difficiles à mobiliser, mouvement de grève de grande ampleur, etc… mais le plaisir d’enseigner semble rester intact. C’est la première fois que nous recevons à dîner dans le camping-car! Anna est ravie! Nous aussi.

Un matin de cette semaine, alors que nous prenions tranquillement notre petit-déjeuner, dehors et face à une chaîne de montagne, Anna s’interroge « comment fait-on une montagne? »… « Alors… », se lance Lionel…